Attendue à San Siro, la France a ramené un match nul d'Italie (0-0). Ni inquiétant ni particulièrement rassurant, voilà en tout cas un bon point qui permet aux Bleus de rester en tête du groupe B. Il faudra désormais bonifier celui-ci face à l'Ecosse le mercredi 12 septembre au Parc des Princes.
Le sourire de Raymond Domenech à l'issue du nul concédé en terre italienne en dit long (0-0). Long sur le scénario catastrophe qui aurait pu arriver à ses joueurs notamment lors d'un dernier quart d'heure assez terrible sur le plan physique. Privé de banc, mais pas de sa faculté à apprécier le jeu de son équipe, le sélectionneur tricolore avait l'air visiblement de se contenter de ce petit point pris sur la route menant à l'Euro 2008. Un score vierge, le premier dans les éliminatoires de cette poule B et qui va, et qui doit surtout, soulever de nombreuses interrogations.
Car les Bleus n'ont pas rendu durant 90 minutes une copie assez rassurante pour ne pas s'inquiéter outre-mesure de la venue de l'Ecosse mercredi prochain, dans l'antre du Paris Saint-Germain. Autant le dire tout de suite, les Tricolores n'ont pas convaincu ni dominé leur sujet collectivement. Après vingt grosses minutes de jeu, le milieu de terrain français s'est laissé déborder par l'envie et la roublardise transalpines, affichant ensuite par intermittences quelques sursauts d'orgueil. La roublardise justement. Et, soyons un peu critiques, l'arbitrage un peu laxiste de Lubos Michel. Ces deux éléments liés n'ont pas favorisé, c'est sûr, la production d'un jeu emballant de la part des troupes de Domenech. Quelques coups de sifflet oubliés, un penalty criant en faveur des Bleus complètement occulté (81e) ... de quoi énerver Nicolas Anelka, peu habitué à ce qu'un gardien de but vienne prendre les mesures de son cou...
Un point et puis c'est tout
Bref, beaucoup de frustration et donc peu de possibilités pour emballer une rencontre désespérément fermée : la France a vite choisi de ne pas galvauder l'essentiel, à savoir, ne pas perdre un match essentiel dans sa course à la qualification. Faut-il pour autant oublier les carences affichées par les vice-champions du monde 2006 ? Non. Face à un bloc aussi compact et rompu au combat de zone qu'est celui de la Nazionale, Raymond Domenech aurait été bien inspiré de miser sur la fraîcheur des uns et non pas sur l'expérience des autres. Thierry Henry complètement hors de son sujet physiquement, c'est toute l'attaque tricolore, peu aidée par les non prises de risques de Ribéry et de Malouda, qui a vacillé durant l'ensemble de la rencontre. N'en déplaise à Nicolas Anelka, vaillant mais peu alimenté en cartouches. A son actif, un face-à-face compliqué et perdu face à Gianluigi Buffon (52e). Un bilan bien maigre en comparaison de toutes les courses effectuées par ce dernier sur le pré.
Finalement, dans un match aussi cadenassé, la satisfaction viendra de l'arrière. De Mickaël Landreau notamment, lucide sur une frappe à bout portant de Del Piero (33e), suppléé par sa barre sur un tir opportuniste d'Inzaghi (34e) et auteur d'une belle parade devant Camoranesi (50e). De Lassana Diarra également. Au poste d'arrière droit, le nouveau Gunner n'a pas perdu de temps pour prendre ses marques, calmer l'ardeur du Turinois Del Piero et s'inviter dans le camp adverse. N'est-ce pas lui qui met Franck Ribéry sur orbite sur le flanc droit, ce dernier n'ayant plus que l'embarras du choix dans la surface de Buffon (54e)... Un point de pris, une première place toujours défendue dans la poule B, un Landreau invaincu en équipe de France, un Vieira en forme... les motifs de satisfaction français sont rares. Mais ils sont là. Et franchement, après avoir résisté à ce qui aurait pu être l'enfer de San Siro, les Bleus s'en contenteront sans broncher.
LA DECLA : Patrick Vieira (capitaine équipe de France sur TF1)
"On est vraiment resté concentré pendant les 90 minutes. On savait que ça allait se jouer à pas grand-chose. On a vu une belle équipe de France, une équipe de France bien organisée. C'est vraiment très bien. On savait que le goal-average particulier avec l'Italie serait important en cas d'égalité avec eux (à la fin de la phase de poule). On a gagné à la maison, on a fait match nul ici. C'est une bonne chose pour nous. Maintenant, il faut gagner mercredi contre l'Ecosse."
Groupe B Pts J G N P bp bc +/-
1 France 19 8 6 1 1 15 2 13
2 Ecosse 18 8 6 0 2 16 7 9
3 Italie 17 8 5 2 1 13 6 7
4 Ukraine 13 7 4 1 2 9 7 2
5 Georgie 7 9 2 1 6 14 15 -1
6 Lituanie 7 8 2 1 5 5 10 -5
7 Iles Féroé 0 8 0 0 8 2 27 -25
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Car les Bleus n'ont pas rendu durant 90 minutes une copie assez rassurante pour ne pas s'inquiéter outre-mesure de la venue de l'Ecosse mercredi prochain, dans l'antre du Paris Saint-Germain. Autant le dire tout de suite, les Tricolores n'ont pas convaincu ni dominé leur sujet collectivement. Après vingt grosses minutes de jeu, le milieu de terrain français s'est laissé déborder par l'envie et la roublardise transalpines, affichant ensuite par intermittences quelques sursauts d'orgueil. La roublardise justement. Et, soyons un peu critiques, l'arbitrage un peu laxiste de Lubos Michel. Ces deux éléments liés n'ont pas favorisé, c'est sûr, la production d'un jeu emballant de la part des troupes de Domenech. Quelques coups de sifflet oubliés, un penalty criant en faveur des Bleus complètement occulté (81e) ... de quoi énerver Nicolas Anelka, peu habitué à ce qu'un gardien de but vienne prendre les mesures de son cou...
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Finalement, dans un match aussi cadenassé, la satisfaction viendra de l'arrière. De Mickaël Landreau notamment, lucide sur une frappe à bout portant de Del Piero (33e), suppléé par sa barre sur un tir opportuniste d'Inzaghi (34e) et auteur d'une belle parade devant Camoranesi (50e). De Lassana Diarra également. Au poste d'arrière droit, le nouveau Gunner n'a pas perdu de temps pour prendre ses marques, calmer l'ardeur du Turinois Del Piero et s'inviter dans le camp adverse. N'est-ce pas lui qui met Franck Ribéry sur orbite sur le flanc droit, ce dernier n'ayant plus que l'embarras du choix dans la surface de Buffon (54e)... Un point de pris, une première place toujours défendue dans la poule B, un Landreau invaincu en équipe de France, un Vieira en forme... les motifs de satisfaction français sont rares. Mais ils sont là. Et franchement, après avoir résisté à ce qui aurait pu être l'enfer de San Siro, les Bleus s'en contenteront sans broncher.
LA DECLA : Patrick Vieira (capitaine équipe de France sur TF1)
"On est vraiment resté concentré pendant les 90 minutes. On savait que ça allait se jouer à pas grand-chose. On a vu une belle équipe de France, une équipe de France bien organisée. C'est vraiment très bien. On savait que le goal-average particulier avec l'Italie serait important en cas d'égalité avec eux (à la fin de la phase de poule). On a gagné à la maison, on a fait match nul ici. C'est une bonne chose pour nous. Maintenant, il faut gagner mercredi contre l'Ecosse."
Groupe B Pts J G N P bp bc +/-
1 France 19 8 6 1 1 15 2 13
2 Ecosse 18 8 6 0 2 16 7 9
3 Italie 17 8 5 2 1 13 6 7
4 Ukraine 13 7 4 1 2 9 7 2
5 Georgie 7 9 2 1 6 14 15 -1
6 Lituanie 7 8 2 1 5 5 10 -5
7 Iles Féroé 0 8 0 0 8 2 27 -25
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